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Musique classique et opéra par Classissima

James Levine

vendredi 20 janvier 2017


Classiquenews.com - Articles

26 novembre

CD, coffret annonce. KATHLEEN BATTLE : The complete Sony recordings (1977 – 2004, 10 cd).

Classiquenews.com - Articles CD, coffret annonce. KATHLEEN BATTLE : The complete Sony recordings (10 cd). Pour les fêtes, Sony classical nous régale en regroupant tous les enregistrements réalisés par la soprano américaine Kathleen Battle chez Sony : elle fut aussi subjuguante, d’un timbre ductile, lumineux, cristallin, comme touché par la grâce… que capricieuse voire impossible, imposant souvent avec une arrogance irrésistible, grâce au seul talent de sa voix… sublime, des caprices de… diva. Mais n’y tenant plus, la direction du Metropolitan Opera (James Levine qui l’avait remarquée et favorisée dans les années 1980 avec Karajan) décidait en 1994 de se séparer de l’impossible capricieuse, dont il fut reproché, un comportement non conforme à une artiste professionnelle. Les années qui suivirent, surtout à partir de 2000, marquèrent sa lente chute, inexorable isolement malgré la faveur populaire dont la soprano coloratoure bénéficiait toujours. Née à Portsmouth (Ohio) le 13 août 1948, la cantatrice brûle la scène à ses débuts en 1972 à Spoleto (Italie, Festival des deux Mondes), où le chef et directeur de l’événement, Thomas Schippers voit en elle, une étoile nouvelle du chant coloratoure. Kathleen Battle n’avait que 24 ans, pourtant inexpérimentée mais et déjà si prometteuse. Mais le diamant de sa voix éclatante et agile ne tarda pas à lui réserver toutes les faveurs des grands chefs : « La Battle », star des années 1980 principalement, fut la grande diva black aux côtés de sa contemporaine, l’immense et plus durable comme plus constante, Jessye Norman. Pour le Concert du Nouvel An du 1er janvier 1987, Kathleen Battle vit ses heures les plus glorieuses : elle chante sous la conduite de Herbert Von Karajan Voix du Printemps, op.410 – Frühlingsstimmen de Johann Strauss II. D’une agilité rayonnante, alliant grâce et volubilité, la soprano enchanta littéralement l’audience… planétaire. Le concert fait partie du legs aujourd’hui édité par Deutsche Grammophon : il ne figure donc pas dans le coffret Sony classical qui nous occupe ici. Au total 10 cd ressuscitant le parcours d’une légende vocale, humainement difficile, et finalement trop fugace. Les enregistrements datent de 1977 (Cantate BWV 202 de JS Bach) à … 2004, soit presque 30 années de chant marqué par ses envolées lyriques d’une évanescence diamantine à l’agilité déconcertante ; en témoigne ici, les enregistrements de la Symphonie n°4 de Maher (Maazel, 1983) ; ses nombreux récitals conçus rien que pour elle et ses goûts, d’où parfois des programmes affectant un certains maniérisme égotique: avec le trompettiste Wynton Marsalis (1990 / 1991) ; avec le guitariste Christopher Parkening (1996), ou avec le flûtiste Jean-Pierre Rampal (1991) ; sans omettre sa coopération en 2000 avec le compositeur Vangelis (Mythodea, avec Jessye Norman), ses albums compilations associant baroques (Handel, Bach…), mélodistes français, traditionnels sacrés et spirituals… La diva n’a pas vraiment marqué de rôle lyrique (sauf peut-être Semele dans Handel dans un enregistrement paru chez DG), mais sa voix céleste dans Don Carlo (Levine, 1992), comme sa Sophie (miellée, aux côtés de La Maréchale de Fleming, également de 1992 avec Levine) pourront paraître pleinement abouties. Grande critique complète du coffret « KATHLEEN BATTLE : The complete Sony recordings » (10 cd, 889853813629), à venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

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31 octobre

L’Italienne à Alger au Met dirigée par James Levine

New-York. Metropolitan Opera. 26-X-2016. Gioachino Rossini (1792-1868) : L'Italienne à Alger, opéra-bouffe en deux actes. Production, décors et costumes : Jean-Pierre Ponnelle. Mise en scène : David Kneuss. Avec : Marianna Pizzolato, Isabella ; Ildar Abdrazakov, Mustafa ; René Barbera, Lindoro ; Nicolai Alaimo, Taddeo ; Ying Fang, Elvira ; Rihab Chaieb, Zulma ; Dwayne Croft, Haly. Metropolitan Opera Orchestra. Direction musicale: James Levine.




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29 octobre

CD, coffret événement, annonce. SHAPING THE CENTURY, VOL. 1 — série “20 C” (28 cd Decca / Deutsche Grammophon)

CD, coffret événement, annonce. SHAPING THE CENTURY, VOL. 1 — série “20 C” (28 cd Decca / Deutsche Grammophon)… CLASSIQUES DU XXè siècle : la série « 20 C » (pour XX century), nouvelle collection dédiée aux modernité du siècle passé… Decca et Deutsche Grammophon nous offrent ici certains de leur meilleurs enregistrements pour constituer une manière de somme magistrale récapitulant l’histoire musicale du XXè siècle, en sélectionnant les compositeurs et les oeuvres qui depuis 1900, et jusqu’à 1949 – pour ce premier opus qui souhaitons le soit complété par un autre coffret complémentaire-, ont marqué esthétiquement l’histoire musicale occidentale, européenne et américaine. Le programme (malheureusement non expliqué par un livret global justifiant le choix ainsi défendu), regroupe 28 cd (24 programmes titres), mais chacun des cd ou double cd contenant sa notice originelle (en anglais et allemand seulement). L’auditeur plonge de façon concertée et dans une chronologie fondamentale, jalonnée de pièces maîtresses dans l’histoire de la musique de 1900 à 1949, par décennies. Chaque opus / cd, offre dans sa notice, un déroulé chronologique qui inscrit l’oeuvre enregistrée dans le contexte des principales œuvres du 20ème siècle, avec article en anglais du musicologue et essayiste Nigel Simeone (coordinateur de la série « 20C »). Les plus grands chefs-d’œuvres orchestraux du post-romantisme et de la musique moderne (impressionniste, dodécaphonique ou encore musique concrète) de Malher, Sibelius, Debussy, Strauss, Schoenberg, Berg, ou encore de Varèse sont présentés dans des enregistrements de référence par les grands chefs d’orchestre de ces dernières années dirigeant les plus prestigieux ensembles au monde. Pour ce premier coffret qui embrasse la première moitié du XXè, 5 séquences, 5 décennies récapitulent l’évolution de l’écriture musicale. Pour la séquence 1900-1909 : place à Debussy (La Mer), Richard Strauss (Salome), Sibelius (Symphonies 3, 6 et 7) sans omettre le cycle fondamental Central Park in the Dark de Charles Ives. Pour la section 1910-1919 : place à Mahler (10è Symphonie), Schoenberg (Pierrot lunaire), Stravinsky (et son Sacre de 1913), Vaughan Williams (A London Symphony), enfin Berg (3 pièces pour orchestre). 1920-1929 : ce sont ensuite, en une période plus étoffées et riche de sensibilités et tempéraments créatifs, Szymanowski (Symphonie n°3, chant de la nuit), Zemlinsky (Symphonie Lyrique), Janacek (Sinfonietta : Taras Bulba…), Varèse (Amériques, Arcana, Ionisation…); Weill : Die Dreigroschenoper ; enfin, Webern : Symphonie n°21. De l’Entre deux guerres, soit entre 1930 et 1939 : s’élève le chant de Walton (Symphonie n°1), Orff, prêtant allégeance aux Nazis (Carmina Burana de 1937 dans la lecture incisive de James Levine à Chicago en 1984, avec June Anderson entre autres), Shostakovich (Symphonie n°5), Bartok (musique pour cordes, percussion et célesta), Copland (Billy the kid)… Pendant la seconde guerre, soit entre 1940 et 1949 : Prokofiev (Sonate pour piano 6), Tipett (A Child of our time), Britten (Peter Grimes, chef d’oeuvre lyrique de 1945), Cage (Sonates et Interludes), Messiaen (Turangalila Symphonie) et Franck Martin (Concerto pour cordes : en un style exalté, tendu, porteur d’inquiétudes et de tensions, miroir d’un temps troublé). Chaque auditeur peut ainsi réviser ou découvrir les grands compositeurs du XXè, – du moins la première moitié du siècle, devenu classique, sujet d’une analyse critique à développer. Le temps et le recul permettent à présent de réaliser ce travail de mémoire et de compréhension, connaissance prise de tous les éléments et travaux réalisés pendant le siècle écoulé. C’est une exceptionnelle opportunité de plonger dans l’aventure orchestral, lyrique, concertante du siècle précédent. Les mondes imaginaires se bousculent ; les manières aussi des grands chefs se précisent, chacun avec leur spécificité, et leur goût, révélant des engagements artistiques souvent très convaincants. GRANDS CHEFS ENGAGES, MODERNITES AMERICAINES… On redécouvre ainsi entre autres : le geste sidérant d’intensité précise et claire de Christoph von Dohnanyi dans Salome de Strauss (celle de Catherine Malfitano en 1994) ; les Sibelius de Colin Davis (1975) ; le génie dramatique et lyrique de Kurt Weill (John Mauceri dirige Ute semper et René Kollo à Berlin en 1988) ; Pierrot lunaire de Berg par Pierre Boulez avec Christine Schafer en 1997) ; … aux côtés des compositeurs européens, dont bon nombre s’exilent aux States à partir des années 1930, fuyant la barbarie nazie, anglos-saxons et natifs américains se distinguent : Ralph Vaughan Williams : A London Symphony de 1914 (par Roger Torrington) ; Symphony n°1 de William Walton de 1935 (par Andrew Litton) ; Billy the kid de Aaron Copland (créé en 1939, contemporain donc de Carmina Burana, ici par David Zinman en 1993) ; A Child of our time de Michael Tippett de 1944 (par Colin Davis avec Jessye Norman entre autres, en 1975) ; Charles Ives (onirisme néoclassique orchestral de Central Park in the dark de 1946, ici par Bernstein à New York en 1988 ; enfin Sonates et Interludes de John Cage de 1949 (Piano préparé de John Tilbury, Petersham, décembre 1974), dernier oeuvre illustrant le propos et la période chronologique de ce premier volume Shaping the Century, d’une initiative captivante. Grande critique du coffret “20 c Shaping the Century” / “la conception d’un siècle“, sur classiquenews.com, à venir. A suivre. + d’Infos : http://www.clubdeutschegrammophon.com/albums/20c-shaping-the-century-vol-1-1900-1949/ En savoir plus sur http://www.clubdeutschegrammophon.com/albums/20c-shaping-the-century-vol-1-1900-1949/#0ik87SlQP5J3PQFM.99

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8 août

PORTRAIT… Le ténor Yves Saelens (avril 2016)

PORTRAIT par Hélène Biard. Yves Saelens : Une carrière active placée sous le signe de l’Europe. Alors qu’il a chanté dans une nouvelle production de Mitridate (rôle d’Arbate), à la Monnaie de Bruxelles (mai 2016), le ténor belge Yves Saelens a accepté de nous accorder une interview téléphonique en avril 2016, après une dense journée de travail. Au cours de cette entrevue, qui a eu lieu courant avril, nous avons abordé sa carrière, le Mitridate alors en répétition, ses projets ainsi que les orientations qu’il souhaite donner à une carrière déjà bien remplie. Carrière : de Bruxelles à New York … «J’ai grandi dans une famille ou nous écoutions de la musique mais où celle ci n’était pas prioritaire. J’ai cependant fait partie de la chorale de la paroisse où j’ai grandi ; c’est à cette époque que j’ai chanté mes premiers solos, puis dans celle du collège où j’ai fait mes études secondaires», nous dit Yves Saelens en préambule. «Plus tard j’ai fait partie du choeur européen de Bruxelles avec lequel nous présentions les grands oratorios. Je n’attachais pas encore trop d’importance à la musique à ce moment de ma vie, bien qu’elle m’ait permis de vivre des moments très forts. Peu à peu le désir de continuer le chant et d’en faire mon métier prenait forme. J’ai pris la décision définitive d’en faire mon métier quelques années plus tard, à la fin de mes études supérieures » poursuit-il, avant de conclure: «J’ai fait des études d’instituteur puis mon service militaire. J’ai enseigné pendant un an à des élèves de dix ans, avant d’entamer un cursus au Conservatoire royal de Bruxelles dans la classe de chant de Dina Grossberger qui m’a permis de décrocher deux premiers prix de chant et d’art lyrique.». Très vite, Yves Saelens ne manque pas de travail : «Tout en ayant mes premiers contrats, j’ai passé plusieurs concours. L’un d’eux m’a permis de décrocher une bourse pour aller étudier à la Juilliard School de New York; l’audition d’entrée à l’école s’est bien passée et j’ai vécu deux ans à New York. Outre le chant, que j’étudiais avec Edward Zambara, il y avait des coaching pianistiques et linguistiques. Il y avait aussi des master classes avec des artistes internationaux voire des personnalités, comme James Levine, Maryline Horne ou Thomas Hampson. C’est aussi dans ce laps de temps que j’ai participé à de grandes productions comme Elegy for young lovers de Werner Henze (1926-2012), — ouvrage créé en 1961 en allemand / langue originale, et en 1977 pour la version anglaise; j’ai aussi abordé Die Zauberflöte / La Flûte enchantée de Mozart à la même période. Après ces deux années d’étudesparticulièrement denses et enrichissantes, je suis rentré en Europe. C’est à Glyndenbourne que j’ai chanté mon premier grand rôle mozartien : Ferrando dans Cosi fan tutte. Ensuite j’ai fait mes débuts à Bruxelles où j’ai chanté mon premier grand rôle à la Monnaie : Pluton dans Orphée aux enfers.». Et d’ajouter : «J’ai une voix plutôt mozartienne, et j’ai d’ailleurs chanté quelques uns des grands rôles de son répertoire : Tamino (Die Zauberflöte), Ferrando (Cosi fan tutte), Tito/Titus (La Clemenza di Tito), Idomeneo (Idomeneo, re di Creta), Arbate (Mitridate), Don Ottavio (Don Giovanni), Belmonte (L’Enlèvement au sérail) … Ceci dit, j’ai un répertoire plus large et j’aborde aussi bien les Passions et la Messe en si mineur de Bach qu’Alceste de Gluck, La Damnation de Faust de Berlioz, Médée de Cherubini, Jenufa de Janacek, The Rape of Lucrezia de Britten ainsi que La Traviata de Verdi, Madama Butterfly de Puccini, Lucia di Lammermoor de Donizetti (dans sa version française), Il viaggio a Reims de Rossini. J’aborde même des œuvres contemporaines comme The Tempest de Ades à Francfort, Légende de Wagemans à Amsterdam, La strada de Van Hove à Anvers.» Yves Saelens conclut : «J’ai beaucoup chanté à Tours et Montpellier, Francfort, Anvers, Bruxelles … A Tours, c’est Jean-Yves Ossonce qui m’a donné mes premiers rôles et avec qui j’ai grandi dans mon répertoire. Avec lui et le metteur-en-scène Alain Garichot, j’ai fait plusieurs grandes prises de rôle. J’ai beaucoup regretté d’apprendre qu’il quittait son poste de directeur du Grand Théâtre de Tours. J’espère cependant les retrouver, lui et Alain Garichot, sur des scènes d’opéra, que ce soit à Tours ou ailleurs.» Sur le métier de Mitridate (Bruxelles, avril et mai 2016). «Mitridate est une œuvre de jeunesse de Mozart qui l’a composé en 1770, alors qu’il n’avait que 14 ans. Dans cette production, je chante Arbate, rôle avec lequel je me sens très à l’aise, contrairement au rôle-titre, dont les vocalises et la tessiture me font penser aux personnages rossiniens. En 1770, le jeune Mozart est à la croisée des chemins; en effet, il tient beaucoup de Haendel, dont l’héritage important est encore très présent dans les mémoires (il est décédé en 1759, alors que Mozart n’avait que 3 ans), mais il préfigure déjà ce que sera Rossini quarante ans plus tard.». Yves Saelens continue : «Comme la Monnaie est en travaux actuellement nous chantons sous un chapiteau. Pour cette raison, nous ne pouvions pas reprendre la production de Robert Carsen comme cela était prévu initialement; en fin de compte, pour pallier ce problème, les responsables de la Monnaie ont lancé un concours qui a reçu une centaine de projets dépassant ainsi les prévisions les plus optimistes. Celui qui a été retenu, conçu par Jean Philippe Clarac et Olivier Deloeuil, place l’action de Mitridate, de nos jours, dans les locaux de l’Union Européenne. Cette nouvelle production, dans laquelle participe Michaeal Spyres, qui est un grand Mitridate, me permet aussi de retrouver le chef d’orchestre Christophe Rousset. J’avais déjà travaillé avec lui en 2003 dans une production de La Capricciosa coretta de Martin y Soler donnée à Lausanne, Bordeaux, Madrid et Vienne (Autriche) et dont je garde un excellent souvenir. LES PROJETS… «Avant d’aborder Mitridate, j’ai chanté Alfredo (La Traviata), Faust (La Damnation de Faust, Berlioz), Jason (Médée, Cherubini). J’ai aussi fait mes débuts au Sydney Opera House dans la 9e symphonie de Beethoven» précise le ténor qui poursuit : «La saison prochaine (2016-2017), je ferai plusieurs prises de rôle : Créonte (Antigona, Traetta) à Amsterdam, Tichon (Katia Kabanova, Janacek) à Avignon; ainsi avec cette production, j’aurai les trois rôles de ténor de cet opéra à mon répertoire. Je chanterai également une version de concert de Pénélope (Léodès) de Gabriel Fauré à la Monnaie de Bruxelles. Cette production me permettra de faire ma troisième prise de rôle de la saison à venir.» Et de conclure : «Je suis maintenant arrivé à un point de carrière et de maturité vocale où je souhaiterais aborder des rôles que j’aurais évité il y a encore quelques années. Pour revenir à Janacek, j’aimerais beaucoup aborder La Petite renarde rusée; je me sens également prêt à aborder le répertoire wagnérien : Erik (Die fliegender hollander / Le Vaisseau Fantôme), Loge (Das Rheingold / L’Or du Rhin), Mime (Siegfried). Plus proches de nous, j’aimerais aussi chanter des œuvres de Benjamin Britten comme The Turn of screw (Peter Quint), Billy Budd (Captain Vere) voire Peter Grimes. Dans le répertoire français, j’aimerais chanter Werther, Don José (Carmen), Dialogue des carmélites; et dans le répertoire russe, l’éblouissant et tragique rôle de Lensky (Eugène Onéguine).» Artiste sensible, généreux, enthousiaste Yves Saelens déborde d’énergie et espère dans les années à venir, tout en continuant à chanter ses personnages fétiches, effectuer de nouvelles prises de rôles. A suivre…



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4 juin

OPERA, New York. Yannick Nézet-Séguin succède à James Levine au Metropolitan Opera

OPERA, New York. Yannick Nézet-Séguin succède à James Levine au Metropolitan Opera. Le directeur du Metropolitan Opera de New York, Peter Gelb, confirme avoir nommé le jeune chef canadien Yannick-Nézet Séguin (41 ans, né en 1975), directeur musical, successeur de James Levine (72 ans), empêché récemment à cause de problèmes de santé. C’est la première nomination nouvelle depuis 40 ans dans l’histoire de l’institution new yorkaise. YNZ est directeur musical de l’Orchestre Metropoltain de Montréal depuis 2000, du Phildephia Orchestra depuis 2012 (mandat renouvelé jusqu’à la saison 2025-2026), du Rotterdam Philharmonic depuis 2008. Sa prise de fonction au Metropolitan Opera sera effective progressivement, à partir de la saison 2017-2018 (où il dirigera 2 productions lyriques dont une nouvelle Traviata), puis à partir de la saison 2020-21, dirigeant in loco 5 productions lyriques, devenant de fait, le nouveau réel directeur musical du Met, avec des projets signés : Wagner, Strauss, Puccini, Poulenc et Verdi. L’emploi du temps du maestro Nézet-Séguin ne pouvant pas permettre un engagement new yorkais plus tôt. Signe distinctif : direction analytique et fiévreuse, d’une énergie souvent irrésistible, « viscérale », assurément l’une des meilleures baguettes de l’heure – Autrement : tatouage (tortue) à l’épaule droite, réalisé lors d’un séjour à Tahiti. C’est une représentation de La Bohème, justement au Met… alors qu’il avait 16 ans, qui aurait décidé de sa vocation musicale. Nézet-Séguin : un jeune maestro au Met Serait-ce le signe d’une volonté de renouvellement spectaculaire à la direction musicale du Met ? Force est de constater que malgré la politique médiatique spectaculaire sur le plan mondial (grâce à ses séries de directs Live des productions retransmises au cinéma, dans le monde entier), le Metropolitan Opera qui aujourd’hui ne totalise plus que 72% de remplissage en moyenne, a dû procéder à des coupes sombres sur son budget annuel courant de 300 millions de dollars. De son côté, Yannick Nézet Séguin s’est dit ravi d’organiser dans les années à venir son travail symphonique et lyrique, aux USA, principalement entre Philadelphie et New York. James Levine prend sa retraite progressive, devenant dès ce printemps, directeur musical « emeritus » CD dirigés par Yannick Nézet-Séguin, récemment critiqués, distingués par CLASSIQUENEWS : CHEF LYRIQUE… Evidemment le cycle des opéras live de Mozart, joués / enregistrés chaque été au festival de Baden Baden : CD, compte rendu critique. Mozart : L’Enlèvement au sérail, Die Entfhürung aus dem serail. Schweinester, Prohaska, Damrau, Villazon, Nézet-Séguin (2 cd Deutsche Grammophon). Après Don Giovanni et Cosi fan tutte , que vaut la brillante turquerie composée par Mozart en 1782, au coeur des Lumières défendue à Baden Baden par Nézet-Séguin et son équipe ? Évidemment avec son léger accent mexicain le non germanophone Rolando Villazon peine à convaincre dans le rôle de Belmonte; outre l’articulation contournée de l’allemand, c’est surtout un style qui reste pas assez sobre, trop maniéré à notre goût, autant de petites anomalies qui malgré l’intensité du chant placent le chanteur en dehors du rôle… LIRE notre critique complète de L’enlèvement au sérail / Die Entführung aux rem Serail de Mozart par Yannick Nézet-Séguin LIRE aussi notre compte rendu critique de DON GIOVANNI et de COSI FAN TUTTE par la même équipe Villazon / Nézet-Séguin qui fait actuellement l’affiche de Banden Baden chaque été (cycle des opéras de Mozart à Baden Baden) CHEF SYMPHONIQUE… CD. Schumann : 4 Symphonies (Chamber orchestra of Europe, Nézet Séguin, 2013). Le chef Yannick Nézet Séguinpublie chez Deutsche Grammophon les 4 Symphonies de Robert Schumann. Le feu bouillonnant du chef québécois Yannick Nézet-Séguin (36 ans en 2014) nouvellement arrivé chez Deutsche Grammophon (pour lequel il a gravé une intégrale de la trilogie mozartienne en cours : ne manque plus que Les Nozze di Figaro à paraître d’ici fin 2014) s’est réalisé auparavant au concert en octobre 2012 à Paris lors d’une intégrale des Symphonies de Schumann. L’enregistrement de Deutsche Grammophon qui paraît en mars 2014 reflète ce travail sur la texture orchestrale et la vitalité d’une écriture exaltée, volcanique qui dit assez outre l’autobiographie qui s’écrit alors, la volonté radicale d’un être passionné, déterminé à s’inscrire dans la lumière, l’antithèse de ses dérèglements psychiques qui ne tarderont pas à poindre. Exaltation, juvénilité, feu et embrasement, voire excitation des finales, Yannick Nézet-Séguin pourrait bien bouleverser la donne discographique en place (car les épisodes plus intérieurs et introspectifs : adagio de la 2, Feierlich de la 3, Romanze de la 4… y gagnent en mystère et en sombres questionnements). La direction affûtée se montre proche d’un cœur ardent dont le diapason versatile incarne toute la complexité et l’ambivalence de la sensibilité romantique… Doué d’une baguette vive et articulée, disposant d’un collectif ductile et énergique, la lecture du chef montréalais s’impose très honorablement par sa générosité sensible, si proche du jeu incessant des humeurs d’un Schumann ambivalent, imprévisible, contrasté. Du pain béni pour un orchestre qui souhaite en découdre comme galvanisé par l’appétit scintillante du maestro. Compte rendu détaillé de chaque symphonie pour mieux identifier l’apport de Yannick Nézet-Séguin. Le double cd Schumann par Yannick Nézet Séguin est « CLIC » de CLASSIQUENEWS.COM. LIRE notre critique complète des Symphonies de Schumann par Yannick Nézet-Séguin

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